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IMPRO - GESTALT
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Le théâtre d'improvisation

Bref historique du théâtre d’improvisation

Russie

Dans les années 1920, les comédiens russes exportent les méthodes de développement de l’acteur du génial Stanislavski, le père fondateur des improvisateurs, qui érigea en dogme un système de jeu basé sur la psychologie du comédien. Par sa méthode des actions physiques, il met l’accent sur la vie corporelle du rôle, la vie spirituelle du personnage prenant naissance dans le terreau des besognes matérielles. Véritable père de la psychanalyse théâtrale, il invite le comédien, par l’exploration du « subconscient », dans le « processus créateur du revivre », à devenir un homme à part entière.

Etats Unis


A l’Actors’Studio, les exercices de « remémoration des sentiments, le recours à la mémoire affective transforment les exercices de Stanislavski en véritables psychodrames. De son côté, Viola Spolin, une jeune sociologue d’origine russe, développe à Chicago un nouvel outil de communication pour de jeunes délinquants et écrit « Improvisation for the theater ». Au cours des années 50, une troupe, « The Compass Players », monte des spectacles « spontanés » et le premier véritable spectacle d’improvisation a lieu à Chicago,en 1959. Enfin Keith Johnstone expérimente dans ces années le théâtre spontané avec son « ThéâtreMachine », prônant l’approche fondamentale du « oui et » et rappelant le conseil de Del Close : « make your fellow look good », « fais que ton partenaire sois bon », principe de base de l’improvisation anglo-saxonne.

Canada

En 1975, Johnstone émigre au Canada, à Calgary. C’est là qu’il organise la première rencontre de Theatresports avec sa troupe du Loose Moose Theater, en 1978. L’année précédente, en 1977, alors même que venait de paraître au Québec, dans sa traduction française Gestalt Therapy, l’ouvrage de référence de la Gestalt, Robert Gravel et Yvon Leduc mettent en place le premier match d’improvisation francophone.

Le match d’improvisation

Ce dernier, tel que l’ont imaginé les Québécois Gravel et Leduc dans les années 70, est un curieux mélange de sport et de théâtre. Il applique en fait les règles et les rites des matchs de hockey sur glace au jeu théâtral.
Dans un cérémonial très codifié avec maître de jeu, arbitre, coachs et équipes de joueurs, avec des règles de jeu très strictes définissant les durées, les catégories, les thèmes, les fautes, dans une ambiance de compétition où le public vote et où chaque équipe cherche à gagner le point, le jeu théâtral se trouve dynamisé et sans cesse renouvelé dans un rythme souvent effréné. 
Paradoxalement, c’est dans cet espace très contraint nommé « patinoire », sans costume ni accessoire, que s’expérimente une grande liberté, d’autant plus grande que l’esprit, occupé à respecter les règles, laisse gambader la « folle du logis », cette imagination créatrice qui peut tout se permettre.

Lire aussi ci-dessous :

Récit d’un spectateur

Règlement officiel de la Ligue nationale du Québec

Liste des catégories

 

L’apprentissage

Le jeu d’improvisation est avant tout un apprentissage du contact avec notre environnement.

Jouer avec les siens


Le joueur fait partie d’une équipe qui s’entraîne régulièrement, en partageant des exercices qui cultivent cet esprit d’équipe. Par le corps, la sensation, le joueur explore comment il peut s’appuyer sur les autres. Il expérimente l’appui en lâchant prise, les yeux fermés (chutes retenues par des bras tendus, courses arrêtées par des mains complices), et le corps apprend peu à peu à s’appuyer sur les autres. Que d’angoisses à traverser dans ce stade du travail d’équipe, pour se laisser aller, puis offrir à l’autre la sécurité de sa vigilance et de son soutien ! 
Le joueur expérimente aussi la créativité du groupe, que ce soit par la construction de fresques dans l’entremêlement des corps, ou par la mêlée des voix dans des orchestres improvisés. Il se confronte à la difficulté de former un monstre à six têtes ou une machine infernale constituée de six joueurs qui n’en font plus qu’un ! Ainsi les exercices, ascèse hebdomadaire du joueur d’improvisation, permettent-ils à l’équipe de se vivre comme une entité dont chaque individu se sent une partie indissociable. Cette expérience quasi fusionnelle peut être très réparatrice. Elle peut aussi faire revivre au joueur les conflits au sein de la fratrie et sa difficulté à trouver sa place dans le groupe.

Jouer avec l’autre équipe


Lors d’un match sportif, la coutume est de dire que les équipes s’affrontent et jouent l’une contre l’autre. En théâtre d’improvisation, elles jouent avec l’autre. Le jeu d’improvisation met en travail notre capacité à construire dans l’immédiateté d’un temps de jeu, avec un joueur dont nous ne savons rien, une histoire qui réjouira le spectateur ! Quelle gageure, et aussi quel beau défi ! 
Le joueur s’y entraîne assidûment. Il apprend ainsi à ne jamais dire non à son partenaire de jeu, à toujours accepter sa proposition. Pour cela, il doit veiller à rester dans son propre personnage et dans son action, avec clarté et conviction, et, en même temps, à observer ce que lui propose l’autre joueur ! Sans renoncer à soi, il accepte l’autre ! Sans lui imposer une autre identité, sans renoncer à la sienne propre, il accepte d’aller vers une proposition nouvelle, et s’interdit le « non » qui englue l’improvisation et l’alourdit des peurs de chacun ! Ainsi le spectateur réjoui verra un bûcheron partir la hache à la main avec une jeune poétesse pour s’embarquer dans la traversée du Styx … Et personne, pas même l’arbitre, ne sait où mènera cette étrange équipée. Chacun des joueurs s’appuie sur l’autre et leur jeu se met au même diapason.

 

 

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